



Sans rechigner tu seras
De ton lit matinalement
Dans les champs tu t'échineras
Jusqu'au soir inclusivement.
Beaucoup de chasseurs tu verras
Mais le gibier aucunement.
L'oeuvre de mort tu n'accompliras
Que dans tes rêves seulement.
Les poulets tu respecteras
Ainsi que les chats mêmement.
Le chien d'autrui tu ne prendras
Pour un lièvre devenu grand
Ton camarade tu ne tueras
Le moins possible assurément.
Ton fusil tu déchargeras
En revenant soigneusement
Vers huit heures tu rentreras
Anéanti complètement.

Et n'apporteras dans tes bras
Qu'un
pigeon isolé
