Le village de Blaugies était divisé entre 2 seigneurs : LE COMTE DE BOUSSU ET L'ABBE DE SAINT GHISLAIN.

L'endroit que l'on appelle le coron était sur la commune  justice des deux seigneurs, tandis que l'endroit appelé  Planche  à l'Aune était au comte  de Boussu, et  Blaugies  proprement  dit  appartenait à l'abbaye de Saint Ghislain.

 Il y avait ainsi quelques parties du territoire enclavées dans  les seigneuries de  Warquignies et du Bosqueau.

L'abbaye de Saint Ghislain possédait à Blaugies 52 bonniers de  terres et prés, la grosse dîme et  le terrage la menue dîme  avant la révolution,  pour deux mille quatre-vingt quatre livres  annuellement.

Voici ce que dit un tableau des fiefs du Hainaut de1450, en ce  qui concerne la seigneurie du comte de Boussu :

Monsieur de Boussut tient un fief lige à Blaugies, contenant une  maison, entre, grange maréchaussée, et le tout pour pris  du  castel de Blaugies avec justice  haute, moyenne et basse, et  autres droits seigneuriaux, le tout rapportant annuellement  400  livres.

Il y avait encore à Blaugies un autre fief lige avec justice, mais  il était peu  considérable; il appartenait vers 1450 à un appelé  Willome Antoine.

 

La bataille de Malplaquet en 1709, si funeste à l'armée française, fut précédée d'un combat sur le territoire de Blaugies, où le prince Eugène, qui commandait les Autrichiens, fut victorieux.

 

On voit dans l'histoire des gardes wallonnes du colonel  Guillaume, qu'il y a dans ses régiments plusieurs officiers du  nom de Blaugies. Il paraîtrait qu'ils étaient  de famille noble, puis qu'avant la révolution française, il était rare de voir un roturier devenir officier. Or, dans le corps d'élite, le simple  lieutenant avait  le  grade de lieutenant - colonnel, et  les  familles les plus illustres des Pays- Bas  montraient tout un  grand empressement à en faire partie. Cependant, aucune   trace en Belgique d'une famille noble de ce nom, sinon en remontant très haut.

 

Extrait  des  annales de l'abbaye de Saint Ghislain

En 1180, Alman de Blaugies signa une donation de serfs faite à  un monastère. En 1354, Pierre Andréa,  évêque de Cambray, par une lettre  donnée au Cateau-Cambrésis, le 21 décembre, confirma la  chapelle que Jean Mareschaux, dit le clerc d'Aval, fonda dans  l'église de  Blaugies, à l'honneur de la sainte Vierge, après que  les biens en furent amortis par Jeanne  d'Enghien, dame de Boussu et de Blaugies. On voit par la lettre de Jeanne d'Enghien  , qu' Alix  d'Aubercicourt, noble demoiselle; gisait en la dite  chapelle.

En 1380, un fameux scélérat, nommé louis le Corgnier,  ayant  été pris le jour de  la Nativité de la  sainte Vierge, à Blaugies, sur la commune justice de Gilles de Hennin, surnommé  Persant, seigneur de Boussu et  de Blaugies, et de l'abbaye  de saint Ghislain pour avoir empoisonné des  ruisseaux et  fontaines;  il fut condamné, après avoir avoué ses crimes par  Arnould Carpentier, bailly  de ce seigneur. Il a été traîné sur une  claie, roué vif et brûlé, exposé sur une roue sur la justice   particulière de Gilles de Hentin sans que l'abbé et Philippe de  Pretbiecquet, son  bailly, en eussent été avertis. Prélat appris, il obligea juridiquement Arnould Carpentier de  faire transporter la  potence et la roue sur la commune justice  des deux seigneuries où on brûla  en effigie Louis le  Corgnier, en présence d'un grand nombre de  féodaux, de l'abbaye   et du comte de Hainaut: devant  la maison du curé de Blaugies

Historique de Blaugies Si  Blaugies m'était conté